Romy
plasticien sculptures monumentales
Paru dans ThE BEST sous l’égide de M. M. Gargia
Romy sculpteur, peintre, calligraphe, et.... artisan de la paix
Son regard a la présence tranquille de l'expérience et reflète sa force intérieure. Le corps semble lui-même sculpté, taillé à la serpe. Il en rit d'ailleurs volontiers et attribue le tout à ses années de champion de lutte libre plus qu'à son travail de sculpteur."la pratique de ce sport m'a permis de vivre d'une certaine manière l'anatomie, et surtout de savoir toujours, en toute circonstance, aller de l'avant"
seules les mains, fines et déliées témoignent de la rigueur quasi-chirurgicale de sa façon de travailler, des mains de dessinateur qui rappellent la concision et la précision du geste nécessaire à la pratique du sumi et de la calligraphie...
Pourtant, son ouvre témoigne du corps-à-corps physique et quasi charnel avec la matière, que ce soit la pierre, le bois ou le métal. Sculpteur conceptuel, celui qui a fait du vide son emblème et de la paix son seul drapeau reste toujours le baroudeur qui a traversé l'Afrique, l'Asie, pour se perdre dans la jungle colombienne!...
Pour Romy l'art n'est ni élitiste ni populaire, c'est une question qu'il ne se pose pas. L'art est un état de l'esprit et du cœur, tant pour le créateur que pour le spectateur.
Un moment d'infini volé au temps qui passe, une tranche de vie surréelle inscrite dans la distorsion de l'espace-temps. L'art est pour lui, comme l'amour, un antidote contre la mort.
Faites-le parler de son travail, il vous répond que c’est de sa vie dont il s’agit. Esprit analytique redoutable, il est captivé par l'essence des choses, à la recherche constante des concepts fondateurs.
De son itinérance familiale et personnelle, cet artiste né en Egypte et qui a grandi entre l’ Espagne et la Suisse garde un esprit de farouche liberté, une indépendance qui se manifeste souvent par des positions en porte-à-faux des poncifs à la mode, ou de ce qu’il nomme “le prêt à penser”. D’ailleurs, pour ce qui est de la mode, il dessine lui-même ses vêtements!
Donc, pas question de se plier sans réfléchir aux vagues pseudo intellectuelles qui secouent la planète dans des élans univoques.
On condamne la Chine pour son traitement des droits de l’homme? Il préfère voir les progrès surhumains que ce grand pays à la culture multimillénaire a su accomplir au service d’une démographie galopante.
Non pas qu’il nie les problèmes: il va même jusqu’à les exposer avec finesse et élégance aux autorités chinoises qui l’écoutent car, précisément, il ne condamne pas tout en bloc. “Mon monument commémorant le cinquantenaire de la République Populaire de Chine? Une main tendue à une moitié de l’humanité, une manière de dire je ne vous oublie pas, je vous aime… et je reste vigilant ». C’est dans cet esprit que, toujours à Pékin, pour inaugurer « l’An 2000, Année de la Culture de la Paix », il a érigé un monument « Eclosion » au siège de l’ONU.
A travers son programme, des « Portes et Piliers pour la Paix », c’est à tous les pays qui le désirent qu’il offre gratuitement la possibilité d’élever un monument à la Paix, “ des concepts dans l’espace, une autre façon de promouvoir l’esprit de paix et d’entente universelle”.
La modernité, Romy la recherche souvent dans la tradition qu’il considère comme source constante de renouvellement. C’est particulièrement manifeste dans ses calligraphies imaginaires dans lesquelles il donne libre cours à son imagination en échappant aux contraintes de cette discipline dont il apprivoise les gestes et le contenu symbolique.
La FIDE ne s’y est pas trompée qui l’a invité à venir offrir en personne et au nom de l’UNESCO ses Trophées de la Paix 2000 à sa championne du Monde à New Delhi et à son champion du Monde à Téhéran, lui manifestant ainsi l’hommage du plus ancien sport cérébral et son soutien à la cause de la paix.
Romy reste avare de ses expositions - événements qu’il organise autour d’un concept qu’il défini lui-même : Chamonix et le vide, Paris et les sens de la vie, Cavalaire-sur-Mer ou le Temple de l’infini...Mais à l’image de l’homme, ses événements frappent l’esprit. Ainsi, invité par la Mairie de Paris à célébrer le passage du millénaire, il a dressé des voitures face à Notre-Dame, convertissant des véhicules pour les corps en véhicules pour l’esprit, provoquant tout un été, des embouteillages sur les quais, invitant à une réflexion sur les sens de la vie, l’essence de la vie et la place de l’homme et du véhicule dans la Cité.
D’un naturel peu bavard, de ses projets Romy dit peu de choses. En homme libre qui n’aime pas qu’on lui impose un calendrier, mot vide de sens pour lui, synonyme de contrainte: “il n’y a que pour ceux qui me sont très proches que j’accepte de prendre des engagements, pour le reste, c’est un peu comme si on cherchait à me compter mes jours, à emprisonner mon temps. Ma liberté, c’est de ne pas savoir ou je serais dans trois jours…”.
Pourtant, après l’avoir refusé avec une ténacité farouche, Romy accepte depuis une dizaine d’années de rencontrer le public. “En restant dans mon atelier ou en côtoyant d’autres sauvages de mon espèce, je risquait de passer à côté de l’extraordinaire diversité des êtres, de leur magnifique vérité…mais j’ai toujours eu du mal a aller vers les autres, peur de les déranger » il est timide, voilà tout, le regard des autres qui lui pèse depuis son enfance, il ne l’a pas encore totalement apprivoisé. Il n’a jamais rien fait comme tout le monde et s’émerveille qu’on puisse l’aimer pour cela.
C’est pourquoi ses expositions de sculptures monumentales restent et resteront des événements rares et chargés de signification....l'été il sera à Marbella aussi, Marbella à laquelle son âme profondément espagnole n’a pas pu résister: “d’Alexandrie à Barcelone, je suis pétri de ce soleil qui change la nature l’odeur et la couleur des choses… »,
Pour nous un artiste, pour lui un artisan. C’est tout ce que Romy cherche à être, lui qui refuse toute école d’art ou de pensée, toute église et tout parti, un artisan... au service d’une certaine idée de la Liberté...et de la Paix.
D.Masliah
On peut voir les oeuvres monumentales de Romy à:
à Pekin (Chaoyang Park et siège de l’Unesco)
à Passy sur la route des sculptures contemporaines,
à Chamonix, en ville et
à Cavalaire sur Mer,en ville,
à Genève Fondation Knox
à Rolle (sortie direction Lausanne).
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Pierre d'Evolène Bronze
Acier chromé Terre cuite
Installation Viviani - Notre Dame de Paris pour la Mairie de Paris pour accueillir le troisième millénaire
Monument a Pékin pour le cinquantenaire de la République populaire de Chine "Gate toward the futur"
Monument au siège de l'Unesco a Pékin pour inaugurer " l'an 2000 année de la Culture pour la Paix"
Hymne à l 'Avenir pierre d'Evolène
Trophée pour les championats du monde des échecs pour clôturer pour l'Unesco "l'Année de éa culture de la Paix"